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Principes

La discrimination consiste à défavoriser une personne en raison de ses caractéristiques ou choix personnels. Tout traitement inégal fondé sur l'origine, le sexe, l’appartenance ou la non-appartenance vraie ou supposée à une ethnie, une nation ou une race, l'âge, les caractéristiques génétiques, l'état de santé ou le handicap, la situation de famille ou la grossesse, la religion, les opinions politiques, les activités syndicales ou mutualistes, l'orientation ou l’identité sexuelle, les mœurs, le patronyme ou l'apparence physique sont interdits. Les auteurs de discrimination directe, indirecte ou ordonnant l'exécution d'actes discriminants commettent un délit et encourent une peine de 3 ans d'emprisonnement et de 45.000 d'amende.

La discrimination est directe lorsqu'elle est délibérée.
Elle est indirecte lorsque des mesures apparemment neutres écartent une personne ou un groupe de l'accès à un service ou un droit.

Champ d'application

Travail : accès à l'emploi, à la formation professionnelle, aux organisations professionnelles ou syndicales, dans la détermination des conditions de travail ou de promotion professionnelle, ...
Éducation : conditions d'inscription, d'admission, d'évaluation, ...
Protection sociale : santé, avantages sociaux,…
Accès et fournitures de biens et services : accès au logement, conditions de bail, de crédit, de souscription d'assurance,…

Personnes protégées

- La personne victime,
- la personne apportant son témoignage à un cas de discrimination,
- la personne refusant d'obtempérer à un acte discriminant.
La protection s'entend au sens large. En matière de droit du travail, par exemple, les personnes protégées sont les salariés mais également les candidats à un emploi, une formation ou un stage.

Atténuation du principe

Des discriminations sont autorisées lorsqu'elles poursuivent un but de rééquilibrage social et que les moyens utilisés sont proportionnés et nécessaires à sa réalisation.

Des différences de traitement sont admises concernant :
- l’âge, c’est le cas par exemple des contrats en faveur de l’insertion professionnelle des jeunes,
- l’état de santé ou le handicap, notamment à travers l’adaptation des espaces de travail pour les personnes en situation de handicap,
- le sexe, des recrutements sont réservés aux hommes ou aux femmes pour un rôle d'acteur ou un travail dans un établissement fréquenté exclusivement par l'un ou l'autre sexe,…



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Recours

Le Défenseur des Droits (anciennement la HALDE)

Depuis mars 2011, le Défenseur des Droits a succédé au Médiateur de la République, au Défenseur des enfants, à la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité (HALDE) et à la Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité (CNDS). Il reprend les missions poursuivies autrefois par la HALDE, son rôle est entre autre de lutter contre les discriminations directes ou indirectes. Pour ce faire, il reçoit les réclamations des personnes s'estimant victimes d'actes discriminatoires, la saisine du Défenseur des droits est gratuite. Il existe différents moyens de saisir le Défenseur des Droits :

Saisie directe :

- par courrier, en renseignant précisément la situation discriminante, à l’adresse suivante :

Le Défenseur des droits
7 rue saint Florentin
75 049 PARIS CEDEX 08

- en ligne, en remplissant le formulaire de saisine sur le site de l'institution.

Saisie indirecte :

- en s’adressant à un délégué du Défenseur des droits lors de ses permanences : du lundi au vendredi sur rendez vous et le jeudi après midi.

Cité Administrative
15bis, rue du petit Thouars – Bâtiment C
49 047 ANGERS CEDEX
Monsieur Jack JEROME
Tél : 02 41 45 34 00
jack.jerome@defenseurdesdroits.fr

- par l'intermédiaire d'un député, d'un sénateur ou d'un représentant français au Parlement européen,
- par une association, régulièrement déclarée depuis au moins 5 ans à la date des faits, et dont les statuts ont pour but de combattre les discriminations ou d'assister les victimes de discrimination. Dans ce cas, l'association agit conjointement avec la victime et avec son accord.

Auto-saisine :

Le Défenseur des droits peut se saisir lui-même de faits de discrimination dont il a connaissance sous réserve que la victime, quand elle est identifiée, ait été avertie et ne s'y soit pas opposée.

Après étude des faits, et s'ils sont de nature à constituer des actes de discrimination, le Défenseur des Droits aide à l'établissement du dossier, à la recherche des preuves et peut rechercher le règlement du litige par :

- une médiation : désigné par le Défenseur des Droits, le médiateur entend les personnes concernées et confronte les points de vue. La médiation ne peut excéder 3 mois et est renouvelable 1 fois.
- une transaction : Le Défenseur des Droits propose à l'auteur des faits une ou plusieurs sanctions (versement d'une amende, indemnisation de la victime, publicité des faits) qu'il peut refuser ou accepter. En cas d'acceptation, la transaction doit être homologuée par le procureur de la République.
- une action en justice : si le Défenseur des Droits a connaissance de faits de nature à constituer un crime ou un délit ou si l'auteur refuse la transaction, le Défenseur des Droits est tenue de saisir le procureur de la République.

Attention : la seule saisine du Défenseur des Droits ne suspend, ni n'interrompt les délais de prescription des actions (dans le cadre d'une procédure civile, pénale, ou d'un recours administratif et contentieux).

Porter plainte

La personne victime de discrimination peut porter plainte auprès d'une brigade de gendarmerie ou d'un commissariat de police dans un délai de 3 ans. La plainte est ensuite transmise au procureur de la République.
Cette action permet d'informer les autorités judiciaires de la commission de l'infraction et de voir son auteur condamné à une peine pénale. Constituant un délit, la discrimination relève du tribunal correctionnel.

Obtenir réparation du préjudice

Pour obtenir réparation de son préjudice, la victime doit :

- se constituer partie civile dans le cas où la plainte déposée donne lieu à une procédure pénale,
- porter plainte avec constitution de partie civile, dans le cas ou la plainte déposée est classée sans suite,
- saisir une juridiction civile.

Elle pourra présenter au tribunal une demande de dommages-intérêts



Où s'adresser ?

Contacter le Défenseur des Droits
Par téléphone : 09 69 39 00 00
Pour toute information sur les droits et les démarches des victimes de discriminations, ce numéro permet de poser des questions aux Défenseur des Droits.

En ligne : Accès au formulaire de contact

https://formulaire.defenseurdesdroits.fr/defenseur/

© Service-Public.fr

Dernière mise à jour le 5 Septembre 2012

Références - Code pénal : articles 225-1 à 225-4.

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